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Origami Un Conte de Noël
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Un Conte de Noël (à raconter à vos enfants avant de se coucher)

Avant-propos : Chaque soir, je raconte une histoire à mon fils pour qu’il s’endorme. Il a 2 ans. Habituellement, c’est les 3 petits cochons. Mais je voulais lui raconter une histoire qui parle de montre, un peu comme dans la publicité pour Canal Sat ( ? ) où l’on voit un père (passionné par la boxe) raconter l’histoire du petit chaperon rouge, avec le petit chaperon rouge qui commence à bastonner le loup (j’aime pas la boxe, mais je trouve cette pub assez bien faite).

J’ai donc essayé d’inventer une histoire, en pompant sans vergogne dans différentes histoires. Chaque soir, j’essayais de nouvelles variantes, pour voir ce qui pouvait marcher, pour essayer de l’améliorer. Après quelques semaines, voici ce que cela donne...

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Il était une fois un vieil horloger, qui avait réparé des montres toute sa vie.

Il avait réparé des montres très belles, d'autres très moches. Il avait travaillé sur des montres très compliquées, et sur d'autres où il fallait juste changer la pile. Il avait réparé des montres qui valaient des milliers d'Euros, et sur d'autres qui ne valaient rien.

Depuis qu'il avait commencé à travailler, il avait du voir et manipuler des centaines, des milliers de montres.

Un jour, il décida de nettoyer un peu son atelier, qui était en désordre, et poussiéreux. Il passa l'aspirateur, rangea la pièce, jeta des vieux papiers, ...

Il était en train de vider les tiroirs, quand, au fond du plus vieux tiroir de la plus vieille commode, il découvrit sous une pile de vieux papier une montre.

C'était une très belle montre. L'horloger se demandait ce qu'elle faisait là, et à qui elle appartenait. Au bout d'un moment, il se souvint qu'elle lui avait été apportée il y a très très très longtemps par quelqu'un qui voulait la faire réviser. Cette personne n'était jamais venue la rechercher, et l'horloger l'avait placée dans se tiroir, en attendant. Et il l'avait oubliée.

La montre était simple, mais très jolie. C'était une montre gousset, en or, avec un cadran en émail ( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ). Depuis le temps qu'elle était dans ce tiroir, elle était couverte de poussière.

Alors, le vieil horloger commença à nettoyer la montre, pour mieux la voir. Alors qu'il passait le manche de sa chemise sur le boîtier, de la fumée commença à sortir de la montre.

L'horloger fut très surpris, et il posa immédiatement la montre sur la table, en se demandant d'où pouvait provenir cette fumée. Au bout de quelques secondes, la fumée commença à se dissiper, et laissa apparaître ... un génie ! Comme celui d'Aladin !

L'horloger est très surpris ! Le génie commence à parler (avec un fort accent Suisse) :
"Merci, Monsieur l'Horloger ! Vous m'avez libéré de cette montre ! Une méchante sorcière m'avait jeté un sort, et elle m'avait fait prisonnier dans cette montre. Pour vous remercier, je vais exaucer UN vœu !
- Hum, je n'ai pas droit à 3 vœux ?
- Non, ça, c'est chez Aladin, en Arabie. Ici, on est en France.
- Ah ! OK.

Alors, l'horloger réfléchit. Depuis qu'il avait commencé à travailler, il avait vu et manipulé des montres magnifiques, mais il n'avait jamais eu assez d'argent pour s'offrir une très belle montre.

Alors, il demanda au génie s'il pouvait avoir une très belle montre.

Le génie eu un petit sourire et claqua des doigts. Immédiatement, tous les outils de l'horloger se mirent à bouger.

Dans tout l'atelier, on voyait tous les outils qui s'afféraient, des pinces qui pinçaient, des tournevis qui vissaient, des fraises qui fraisaient, des tarauds qui taraudaient, des limes qui limaient, des marteaux qui martelaient, ...
Quand il manquait un outil, tous les autres outils interrompaient leur travail, pour fabriquer cet outil, puis ils reprenaient leur tâche.

On se serait cru dans une ruche, avec les outils comme des milliers d'abeilles, tous travaillant dans un seul et même but, chacun connaissant parfaitement son rôle, et tous se synchronisant parfaitement.

Petit à petit, le bourdonnement diminua. Les outils qui avaient terminé leur travail regagnaient leur place, et redevenaient des objets inanimés, sans âme.
Quelques instants plus tard, il ne resta plus que 2 ou 3 outils qui donnaient la dernière touche à la montre, les dernières finitions.

Puis, tout s'arrêta.

L'horloger n'en revenait pas ! Il avait l'impression d'avoir été pris dans un ouragan, et ne savait plus si on était le jour, la nuit, s'il rêvait, ou s'il était devenu fou.

Mais non. Il reprit ses esprits, et contempla la montre, posée sur la table.

Il n'avait jamais vu une montre aussi jolie. Les plus belles montres qu'il avait vu jusque là faisaient pâle figure en comparaison. Elle n'avait pas un défaut. Le mouvement était d'une beauté simple mais inégalable. Chaque pièce avait été anglée, perlée, polie et ajustée parfaitement.

Le cadran était d'un blanc laiteux, et les chiffres avaient été dessinés dans une calligraphie précise. Les aiguilles, en or bleuies, passaient du noir au bleu, et le contraste avec le cadran les rendaient magiques.

Alors, l'horloger décida de remonter le mouvement. La sensation qu'il éprouva quand il fit tourner la couronne entre ses doigts ne peut pas être décrite par des mots. Mais dès le premier quart de tour, la montre se mit à vivre. L'aiguille des secondes tournait avec une fluidité parfaite. On avait l'impression qu'elle flottait sur un coussin d'air.

L'horloger amena la montre à ses oreilles. Et il écouta.
tic-tac-tic-tac-tic-tac-tic-tac-tic-tac-tic-tac-tic-tac-tic-tac- ...

Jamais il n'avait entendu une telle musique. C'était un cœur qui bat.

L'horloger avait de la peine à réaliser. Il se tourna vers le génie, pour le remercier. Le génie lui répondit (toujours avec son accent suisse) : "Non, merci à vous, monsieur l'horloger. C'est vous qui m'avez libéré de ce mauvais sortilège. Et je n'ai fait que demander à vos outils de travailler pour vous. Je vous laisse."

Et en disant ça, un gros nuage de fumée enveloppa le génie. Quand la fumée se dissipa, le génie avait disparu.


L'horloger mit quelques longues minutes à reprendre ses esprits. Il avait l'impression d'avoir rêvé, mais la montre était toujours là, à son poignet.

Depuis, il a toujours gardé cette montre. Il est à la retraite, et chaque jour, il passe quelques minutes ou quelques heures à admirer sa montre. Et comme dans une bonne bande dessinée, ou comme dans un bon film, à chaque fois, il découvre un nouveau détail qui lui avait échappé les fois précédentes.

Et il a gardé tous ses outils, au cas où le génie revienne lui rendre visite ...

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Post-Scriptum : Mon fils adore cette histoire. Le soir, en se couchant, il me demande toujours 2 choses :
- "Papa le wou tac-tac-tac " : Le loup ("wou") et les 3 petits cochons
- "Papa Tic-Tac " : Le vieil horloger.

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Commentaires  

 
#1 Administrator 25-10-2010 20:33
Vos commentaires sont les bienvenus, sur tous les articles !
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