Par H. Jendritzki
Edité par le Journal Suisse d'Horlogerie et de Bijouterie, Scriptar.
126 Pages
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INTRODUCTION
Cher collègue,
Notre tour d'horloger est un outil complètement autonome et particulièrement important pour nous, en tout cas pour l'horloger encore habitué (ou obligé) à exécuter certaines pièces.
J'ai très souvent constaté qu'au cours de l'apprentissage, de nombreux apprentis et jeunes maîtres n'utilisent pas toujours les accessoires du tour avec habileté et avec soin, ce qui fait que le tour moderne n'est pas employé comme il devrait l'être, étant donné son très haut prix. Tous les jeunes collègues, quels que soient leurs talents, n'ont pas une formation adéquate et bien des vieux horlogers formant des apprentis ne donnent pas à l'utilisation du tour ou de l'outillage les mêmes soins qu'à l'exécution des travaux.
Ainsi naissent les échecs qui, non seulement coûtent du temps et de l'argent, mais ont une néfaste répercussion psychologique.
Plusieurs lettres adressées au « Journal Suisse d'Horlogerie » et provenant de pays très différents ont fait naître le plan d'un traité élémentaire sur ce sujet dont la littérature professionnelle s'occupe seulement sous forme d'articles techniques disséminés.
La recherche d'une solution de ce problème conduisit à une série d'articles très actuels car la rationalisation et la rentabilité doivent aussi être envisagées dès qu'on parle du tour. Bien que, par raisons d'économie, l'horloger moderne cherche à supprimer complètement le tour et à n'utiliser que des fournitures toutes prêtes, le tour conservera toujours et partout la place que l'horloger lui assignera.
L'appréciation de la valeur du tour dépendra cependant du lieu : dans les régions où existe un service rapide des fournitures, le tour est moins nécessaire que dans les pays éloignés des centres de fabrication de la montre. Le véritable horloger, capable d'exécuter les pièces de la montre, conservera toujours sa grande valeur. Le client, quelle que soit la contrée qu'il habite, n'aime pas attendre des semaines l'arrivée des pièces de rechange chez l'horloger. Ce dernier apprécie particulièrement son tour et son outillage sans lesquels tout travail soigné est impossible.
La réunion d'articles concernant les différents genres de tours, les accessoires avec leur emploi et les soins qu'ils réclament, les procédés et l'exposé des développements les plus récents doit faciliter et rendre plus fécond le travail de nos collègues.
Cet ouvrage s'efforce d'être une compensation pour un apprentissage déficient. Celui qui se rend compte des efforts sérieux, et parfois presque désespérés, faits dans d'autres pays pour améliorer le travail de l'horloger jugera qu'aucune peine n'est trop grande pour aider ceux qui désirent se perfectionner. Si ces exposés apportent aux horlogers allégement et progrès, l'auteur et l'éditeur se considéreront comme richement récompensés.
L'Auteur.